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QUINZE LAUREATES PRIMEES LORS DE LA PREMIERE EDITION

Creator : MANAGERS Vues : 207 vues Created : 8 mois, 2 semaines
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La Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM) a tenu, le 29 mars 2024 à Brazzaville, la première édition de la cérémonie de remise de Bourse régionale « Femmes et sciences » 2024 à l’hôtel Grand LANCASTER. Au total, quinze lauréates en provenance des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la République démocratique du Congo (RDC) ont été bénéficiaires de cet appui financier visant à les soutenir dans leurs travaux de recherche.

BOURSE REGIONALE « FEMMES ET SCIENCES »
 

Co-organisée par la FCRM et la Fondation Allemande Bayer, avec l’appui de plusieurs partenaires nationaux et internationaux, la bourse régionale « Femmes et sciences » est un programme qui vise à augmenter le nombre de femmes scientifiques en Afrique centrale en soutenant notamment les doctorantes inscrites dans une université de la sous-région. Cette allocation est destinée à encourager les femmes scientifiques mère d’au moins un enfant à poursuivre leur engagement dans les sciences. La bourse consiste en une allocation d’une somme de 900.000 FCFA (1.400 Euros) pour les doctorantes et une somme de 500.000 FCFA (+/-800 Euros) pour les mères et scientifiques.

Co-organisée par la FCRM et la Fondation Allemande Bayer, avec l’appui de plusieurs partenaires nationaux et internationaux, la bourse régionale « Femmes et sciences » est un programme qui vise à augmenter le nombre de femmes scientifiques en Afrique centrale en soutenant notamment les doctorantes inscrites dans une université de la sous-région. Cette allocation est destinée à encourager les femmes scientifiques mère d’au moins un enfant à poursuivre leur engagement dans les sciences. La bourse consiste en une allocation d’une somme de 900.000 FCFA (1.400 Euros) pour les doctorantes et une somme de 500.000 FCFA (+/-800 Euros) pour les mères et scientifiques.

Ce programme a été lancé au plan national depuis 2014 et s’est ouvert pour la toute première fois à d’autres pays de la sous-région. Cette première édition comptait trois catégories.

La première édition : « Mères et scientifiques », a distingué trois femmes originaires du Cameroun, du Congo et de la RDC. Comme la survenue d’une grossesse au cours des études peut représenter le risque d’interruption voire d’abandon, les organisateurs ont souhaité encourager les femmes qui arrivent à surmonter ce handicap en leur offrant un appui financier qui leur permettra de poursuivre leurs projets de recherche dans un pays d’Afrique centrale. La seconde catégorie, dénommée « PHD », a été décernée à onze lauréates en cycle doctoral, dont une du Tchad, une de la RCA, une du Gabon, trois du Congo, trois du Cameroun et deux de la RDC. Par ailleurs, une doctorante du Congo a remporté le Prix de la Diaspora, fruit de l’appui des Congolais vivant à l’étranger. « Je suis très heureuse d’être parmi les lauréates. En tant que chimiste organicienne, la plus grande difficulté, c’est d’avoir des réactifs et le matériel nécessaire pour pouvoir nous permettre d’isoler les molécules qui sont actives. Cette bourse me permettra d’acquérir des réactifs et continuer la suite de mon travail qui porte sur l’essai de phytochimie et pharmacologie de deux plantes médicinales tchadiennes et formulation d’un phytomédicament », a confié Dij Mioingar Lafya Bodeboret, lauréate dans la catégorie PHD.

Cette année, un engouement considérable avait pu être observé lors des candidatures. « Nous avons reçu un total de 424 dossiers, dont 358 PHD et 66 mères scientifiques. À l’issue de la conformité des dossiers, 64 candidatures, toutes catégories confondues, ont été retenues pour évaluation par le comité de sélection. 30 candidates dont 20 doctorantes et 10 mères scientifiques ont obtenu une note suffisante pour être invitées à un entretien avec le comité de sélection », a expliqué Georges Missontsa, chef de projet pour le plan de l’appel de candidatures. À en croire ses propos, l’évaluation des candidates portait notamment sur l’expression orale, le dynamisme scientifique, la présentation du projet de recherche, la pertinence du sujet de recherche, la connaissance de l’environnement professionnel, l’utilisation de la bourse.

C’est, en effet, le cri de cœur qu’a lancé la Professeure Francine Ntoumi, présidente de la FCRM et membre du jury de la Bourse régionale « Femmes et sciences 2024 ». « Investir dans les femmes est non seulement une question de justice sociale, mais c’est aussi un investissement intelligent et stratégique qui profite à toute la société. La contribution naturelle de la femme est de porter la vie. Malheureusement, dans la vie professionnelle, au lieu que cela soit tout simplement un événement heureux, cela peut sonner le glas des ambitions professionnelles. La grossesse puis l’accouchement deviennent un handicap, un frein à l’évolution d’une carrière prometteuse », a-t-elle déploré.

En effet, investir dans les femmes est non seulement une question de justice sociale, mais c’est aussi un investissement intelligent et stratégique qui profite à toute la société. L’autonomisation des femmes et la promotion de l’égalité des sexes sont, en effet, essentielles pour construire un avenir plus prospère, inclusif et durable pour tous. Cette première édition des bourses régionales « FEMMES & SCIENCES » a réuni de nombreuses personnalités, des scientifiques, des diplomates, des décideurs, des étudiants et leurs familles, des artistes et les amis de la FCRM.

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