QUESTIONS SUR LA MENOPAUSE
LA MENOPAUSE, UNE ETAPE CLE DANS LA VIE DES FEMMES Longtemps assimilée à la fin de la féminité, cette période n’est plus aussi taboue. Et on peut « gérer » pour réduire au maximum ses inconforts. On se dit tout dans ce dossier. Bouffées de chaleurs, prise de poids, ostéoporose riment pour beaucoup avec ménopause. Ce moment clé de la vie d’une femme, qui correspond à l’arrêt du fonctionnement ovarien, ne doit pas être pris à la légère. Source : Essentiel Santé magazine, Mars 2023 ; NOTRE TEMPS. Santé & bien-être. Déc. 2024 – Janv. 2025 – Fév. 2025
APRES COMBIEN DE MOIS SANS REGLES EST-ON MENOPAUSEE ?
Selon la définition officielle de la ménopause, il faut ne pas avoir de règles pendant douze mois consécutifs. Et pas un de moins ! En période de périménopause, une femme peut rester six mois sans avoir ses règles. Cela ne signifie pas qu’elle est ménopausée, car celles-ci peuvent revenir, même après cette longue aménorrhée.
L’AGE DE LA MENOPAUSE DEPEND DE L’AGE DES PREMIERES REGLES : FAUX
51 ans, c’est l’âge moyen auquel s’installe la ménopause.
Il n’est pas possible de prévoir l’âge de la ménopause. L’âge des premières règles ou bien encore la prise de pilule ne l’influencent pas. Si la ménopause s’installe en moyenne à 51 ans, elle peut se déclarer entre 45 et 55 ans, voire plus tôt ou plus tard. Cependant, des facteurs génétiques ou une prédisposition familiale peuvent conditionner le début de la ménopause. L’âge auquel votre mère a été ménopausée est un indicateur assez fiable. À noter que le tabagisme a une incidence sur l’âge de la ménopause. Une femme qui fume beaucoup et depuis longtemps risque d’être ménopausée une ou deux années plus tôt. « Autant au cours du dernier siècle, l’âge de la puberté s’est avancé, autant celui de la ménopause est resté stable, 51 ans en moyenne ».
IL EXISTE DES SIGNES DE PERIMENOPAUSE : VRAI
La périménopause est une période de transition durant laquelle les ovaires ne fonctionnent plus aussi bien qu’avant. Elle peut se traduire par des cycles irréguliers et l’apparition de symptômes qui reflètent les variations de l’activité ovarienne. Des bouffées de chaleur peuvent être observées ou des douleurs mammaires ou pelviennes avant les règles. « On peut parler de trois périodes chez la femme : une période normale d’activité génitale, une période de transition avec la périménopause et enfin la ménopause est installée après une année sans règle ». En moyenne, la périménopause survient vers 47 ans et dure environ 4 à 5 ans.
ON GROSSIT A LA MENOPAUSE : FAUX
La ménopause n’est pas obligatoirement synonyme de prise de poids. Tout au long de la vie, que l’on soit un homme ou une femme, on prend du poids et plus particulièrement après 40 ans. Car la masse musculaire diminue tandis que la masse grasse augmente. « La ménopause modifie la répartition des masses grasses. Une femme ménopausée, même si elle ne prend pas de poids, va avoir quasiment automatiquement une augmentation de son tour de taille. Il y a une migration des graisses des cuisses vers le ventre ». Il lui est donc conseillé d’augmenter son niveau d’activité physique et d’être attentive à l’apport calorique, notamment en limitant la consommation de sucre.
L’OSTEOPOROSE EST FREQUENTE CHEZ LA FEMME MENOPAUSEE : VRAI
La carence en œstrogène impacte tous les tissus et notamment le tissu osseux. « On a une accélération de la perte osseuse dès le début de l’arrêt des règles. « À 50 ans, chez la femme, le risque cumulé de faire une fracture d’ici la fin de sa vie est de l’ordre de 30 % ». Le dépistage est primordial car on ne connaît pas son capital osseux si on ne le mesure pas, ce qui peut être fait grâce à l’ostéodensitométrie, un examen d’imagerie médicale. « Être maigre, fumer ou avoir une mère ayant de l’ostéoporose sont en début de ménopause, des facteurs de risque d’une densité osseuse plus basse que la normale ».
UN TRAITEMENT HORMONAL SOULAGE LES BOUFFEES DE CHALEUR : VRAI
Un traitement hormonal de la ménopause (THM) diminue, dans la grande majorité des cas, la fréquence et l’intensité des bouffées de chaleur. « Le THM est nécessaire pour les femmes qui en ont besoin : celles qui ont des troubles de la ménopause qui compromettent leur qualité de vie et celles qui ont un risque d’ostéoporose. C’est un traitement personnalisé et adapté aux besoins de chaque femme. Il est contre-indiqué pour les femmes ayant eu un cancer du sein et celles souffrant de maladies cardiovasculaires ».
La prescription doit se faire après une évaluation de la balance bénéfices/risques. « Le THM tel que nous utilisons (avec les hormones physiologiques de la femme, estradiol et progestérone) n’est pas associé à une augmentation du risque de cancer du sein pour des durées de traitement de l’ordre de 5 ans. Au-delà, il existe un petit sur-risque qui doit également prendre en compte le profil de chaque femme et ses facteurs de risque de cancer du sein. Pratiquement tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il ne crée pas le cancer mais qu’il peut faciliter un cancer déjà en cours de formation ».
POURQUOI TANT D’INEGALITES FACE AUX DESAGREMENTS LIES A L’ARRET DES REGLES ?
Certaines femmes ont la malchance de cumuler tous les désagréments possibles à la ménopause, tandis que d’autres n’en présentent qu’un ou deux… et d’autres encore aucun. En l’état actuel de la recherche, rien ne permet d’avancer une hypothèse pour expliquer cette injustice.
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