Marie-Thérèse SOMBO AYANNE SAFI MUKUNA : UNE FEMME D’ETAT VISIONNAIRE A LA TETE DE L’ESURS-I
Son parcours scientifique repose sur une solide expérience
clinique auprès des patients, mais également sur un engagement constant dans la
formation des futurs professionnels de santé. En tant qu’enseignante
universitaire, elle dispense des cours de neurologie, de psychiatrie, de
neurophysiologie et de psychologie médicale dans plusieurs institutions
d’enseignement supérieur du pays.
Un profil scientifique au service de
l’État
Diplômée
en médecine en 2004 de l’Université de Kinshasa, la Professeure Marie-Thérèse
Sombo Ayanne Safi Mukuna s’est spécialisée en neuropsychiatrie, discipline à
l’interface de la neurologie et de la psychiatrie, permettant d’aborder de
manière intégrée les troubles du cerveau et du comportement. Son parcours
scientifique repose sur une solide expérience clinique auprès des patients,
mais également sur un engagement constant dans la formation des futurs
professionnels de santé. En tant qu’enseignante universitaire, elle dispense
des cours de neurologie, de psychiatrie, de neurophysiologie et de psychologie
médicale dans plusieurs institutions d’enseignement supérieur du pays. À
travers ces enseignements, elle contribue à former une nouvelle génération de
médecins et de chercheurs mieux préparés à prendre en charge les pathologies
neurologiques et les troubles de santé mentale, encore insuffisamment
diagnostiqués et traités en Afrique centrale.
Parallèlement,
elle est chercheuse associée à l’Institut National de Recherche Biomédicale
(INRB), où ses travaux portent notamment sur le neurodéveloppement,
l’épilepsie, la neuro-infectiologie et la santé mentale. Ses recherches
s’inscrivent dans une perspective contextualisée, attentive aux réalités
épidémiologiques et sociales de la République Démocratique du Congo. Cette
double compétence - scientifique et pédagogique - renforce sa légitimité à
piloter un ministère stratégique. Elle maîtrise les enjeux de gouvernance
universitaire, comprend les défis structurels de la recherche et mesure
l’importance d’un enseignement supérieur de qualité comme levier de
transformation nationale.
Des réformes structurantes
Depuis
sa prise de fonctions, la ministre a engagé plusieurs actions majeures :
Évaluation du système LMD
afin d’en améliorer la qualité et l’alignement aux standards internationaux.
Réorganisation de la formation doctorale, avec des critères plus stricts pour garantir l’excellence
académique.
Déploiement de l’enseignement à distance (EAD), particulièrement dans les zones en crise.
Promotion de l’éducation numérique à travers une plateforme nationale d’EAD et la campagne « Je suis
Tech » visant à favoriser l’inclusion numérique.
Positionnement des universités comme incubateurs de solutions locales, notamment lors du colloque international de
Mbuji-Mayi.
Recherche et innovation : un trépied
stratégique
Sous
l’impulsion de la Professeure Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna, le
ministère adopte désormais l’abréviation ESURS-I (Enseignement Supérieur et
Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations). Ce nouveau sigle traduit
une vision structurée et intégrée du secteur, conçu comme un véritable trépied
de développement national.
1. L’enseignement supérieur et universitaire (public et privé)
Ce
premier pilier vise à renforcer la qualité académique, la gouvernance
institutionnelle et l’adéquation des formations aux besoins socio-économiques
du pays. Il s’agit de consolider les universités comme espaces de production du
savoir, de professionnalisation des jeunes et de promotion de l’éthique
scientifique.
2. La recherche scientifique, fondamentale et appliquée
La
recherche est considérée comme un levier stratégique pour produire des
connaissances adaptées aux réalités congolaises. Qu’elle soit menée dans les
universités, les instituts publics ou les structures non étatiques, elle doit
répondre aux défis nationaux dans des domaines tels que la santé,
l’agriculture, l’environnement, les sciences sociales ou les technologies
émergentes.
3. L’innovation technologique et sociale
Ce
troisième pilier valorise le génie congolais, qu’il provienne des milieux
universitaires, du secteur privé ou de la diaspora. L’innovation ne se limite
pas aux technologies numériques : elle englobe également les procédés industriels,
les solutions sociales, les inventions locales et les savoir-faire adaptés aux
réalités du terrain.
Cet
axe est soutenu par l’Incubateur du Génie Scientifique Congolais, véritable
plateforme de maturation et de valorisation des projets innovants. Sa mission
est d’accompagner la transformation des résultats de la recherche en produits,
services ou procédés compétitifs, capables de générer de la valeur économique
et de renforcer la souveraineté scientifique et technologique de la République
Démocratique du Congo. À travers ce trépied stratégique, l’ESURS-I ambitionne
de faire des universités congolaises non seulement des centres de savoir, mais
aussi des moteurs de développement, d’industrialisation et de transformation
sociale durable.
Une vision d’avenir
La
Professeure Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna incarne une gouvernance
tournée vers l’action, l’éthique et l’innovation. En misant sur la
modernisation, la numérisation et la valorisation de la recherche, elle
ambitionne de faire de l’université congolaise un moteur de développement
durable et de souveraineté scientifique.
La Professeure MarieThérèse Sombo Ayanne
Safi Mukuna incarne une gouvernance tournée vers l’action, l’éthique et
l’innovation.
Un
message clair se dégage de sa reconduction : l’enseignement supérieur en
République Démocratique du Congo entre dans une phase de transformation
structurée, où la recherche et l’innovation deviennent des leviers centraux du
progrès national.
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