MADAME DENISE NYAKERU TSHISEKEDI. PREMIERE DAME DE LA RDC, L’ENGAGEMENT GRANDEUR NATURE
Née le 9 mars 1967 à Bukavu, au Sud-Kivu, Madame Denise Nyakeru
Tshisekedi incarne aujourd’hui bien plus qu’un rôle protocolaire. Première Dame
de la République démocratique du Congo depuis janvier 2019, elle s’est
progressivement imposée comme une figure centrale de la santé publique, de la
protection des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre,
dans un pays encore marqué par de profondes inégalités sociales et sanitaires.
Mariée depuis plus de vingt-trois ans au cinquième Président de la RDC,
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, elle est mère de cinq enfants, dont un
garçon et quatre filles. Mais c’est surtout son parcours personnel, jalonné
d’épreuves précoces, qui éclaire la profondeur et la constance de son
engagement. « J’ai très tôt appris que la vie peut basculer, mais aussi que la
solidarité peut sauver », confiait-elle lors d’un échange avec des femmes bénéficiaires
de sa fondation.
Une enfance marquée par la résilience
Orpheline
de père et de mère neuf mois après sa naissance, Denise Nyakeru est recueillie
à Kinshasa, avec ses frères et sœurs, par leur oncle maternel, l’Abbé Sylvestre
Ngami Mudahwa, aumônier catholique des Forces Armées Zaïroises. Celui-ci les
adopte et veille à leur éducation. La disparition tragique de ce tuteur, en
1985, dans un accident de la circulation, constitue un second choc. Mais loin
de la fragiliser, l’épreuve forge une personnalité résolument tournée vers les
autres. «La douleur peut soit vous enfermer, soit vous préparer à servir les
autres», dira-t-elle plus tard. Après l’obtention de son diplôme d’État, elle
poursuit ses études en Belgique, où elle choisit une voie profondément humaine
: le métier d’infirmière.
Soignante avant d’être Première Dame
Pendant
plusieurs années, Denise Nyakeru exerce comme aide-soignante aux Jardins
d’Ariane, une maison de retraite située à Woluwe-Saint-Lambert, à Bruxelles. Un
travail discret et exigeant, au contact quotidien de la vulnérabilité, de la
dépendance et de la fin de vie. « Prendre soin, écouté, respecter la dignité du
patient : ce sont des leçons que je n’ai jamais quittées », explique-t-elle.
Elle quitte cette fonction peu avant l’accession de son époux à la magistrature
suprême. Mais l’éthique du soin, de l’écoute et de la dignité humaine demeurera
le fil conducteur de ses engagements futurs.
La Fondation de Denise Nyakeru Tshisekedi : la santé comme socle
Créée
en mai 2019 sous l’appellation Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (FDNT),
l’initiative portée par la Première Dame s’est progressivement imposée comme un
acteur de référence du champ socio-sanitaire et éducatif en République
démocratique du Congo. Elle porte désormais un nouveau nom : Fondation LONA. En
lingala, Lona signifie « semer ». Un choix hautement symbolique qui résume la
philosophie de l’organisation : semer l’excellence, l’éducation et l’espoir
afin de contribuer à la construction d’un Congo plus juste, plus fort et plus
solidaire. Depuis cinq ans, la Fondation inscrit son action dans la durée, avec
une vision centrée sur la dignité humaine et l’équité sociale.
La Fondation LONA articule ses interventions autour de quatre axes stratégiques, étroitement liés à la santé globale de la femme :
·
La santé de
la femme, considérée comme la base de tout développement durable ;
·
L’éducation
de la jeune fille, en particulier celles issues des milieux vulnérables ;
·
La lutte
contre les violences basées sur le genre, aux lourdes conséquences médicales,
psychologiques et sociales ;
·
L’autonomisation
économique, condition essentielle pour rompre le cycle de la dépendance et de
la violence.
«
Une femme en bonne santé, éduquée et protégée est une force pour sa famille et
pour la nation », rappelle régulièrement la Première Dame.
À
travers des programmes de bourses, des campagnes de sensibilisation, ainsi que
des actions de prévention et de prise en charge, la Fondation LONA s’inscrit
dans une approche intégrée de santé publique, attentive aux déterminants
sociaux de la maladie et aux réalités des femmes congolaises, notamment les
plus vulnérables.
Denise Nyakeru Tshisekedi, couronnée Marraine
Rose 2025- 2026
La
lutte contre les cancers féminins en RDC a franchi une étape symbolique
majeure. À l’occasion de la Première Table ronde nationale sur les cancers
féminins, la Première Dame a été officiellement couronnée Marraine Rose
2025-2026. Une distinction qui vient consacrer son engagement constant en
faveur de la santé des femmes et des enfants, notamment à travers les actions
menées par la Fondation LONA, axées sur la prévention, la sensibilisation et la
solidarité.
Un symbole fort pour la lutte contre
les cancers féminins
Le
titre de Marraine Rose dépasse le cadre de l’hommage protocolaire. Il consacre
une ambassadrice de la cause féminine, un visage de la résilience et une voix
porteuse d’espoir.
Être
Marraine Rose, c’est encourager chaque femme à ne plus avoir peur de consulter,
à parler, à se faire dépister et à croire en la vie », a souligné un
participant lors de la Table ronde nationale sur les cancers féminins organisée
en octobre 2025 à Kinshasa. Cette rencontre avait réuni autorités
gouvernementales, professionnels de santé, organisations de la société civile
et partenaires internationaux, tous mobilisés autour d’un même objectif :
renforcer la lutte contre les cancers féminins en République démocratique du
Congo.
Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a rappelé l’enjeu collectif de ce combat : « La lutte contre le cancer dépasse le cadre médical. C’est un combat collectif qui requiert la responsabilité de tous ». Les échanges ont mis en évidence la nécessité de renforcer les actions de prévention, de promouvoir le dépistage précoce et d’améliorer la prise en charge des patientes, en particulier dans les zones rurales, où l’accès aux soins demeure limité.
Leadership féminin et action durable
Sous l’impulsion de la Première Dame, la Fondation LONA a multiplié
les campagnes de sensibilisation dans les provinces, soutenu la formation du
personnel médical et facilité l’accès au dépistage gratuit pour des milliers de
femmes. « Ce couronnement consacre un leadership féminin qui transforme la
sensibilisation en action durable », a commenté un membre du comité
d’organisation. En devenant Marraine Rose 2025–2026, Denise Nyakeru Tshisekedi
incarne l’espoir, la force et la solidarité nationale face aux cancers
féminins. Son message est clair : mobiliser chaque citoyen, chaque communauté
et chaque institution autour de la santé de la femme, transformer la peur en
courage, le silence en parole et la sensibilisation en action concrète
L’excellence, maître-mot de la
Première Dame
Pour
Madame Denise Nyakeru Tshisekedi, Première Dame de la République démocratique
du Congo, l’excellence n’est ni un slogan ni une posture : elle constitue le
socle de sa vision sociale et éducative. Discrète mais influente, elle s’est
imposée comme une actrice clé de l’entourage présidentiel, dont l’engagement en
faveur du capital humain congolais gagne en visibilité et en impact.
Une femme en bonne santé, éduquée et protégée est une force pour sa famille et pour la nation
Faire
naître et entretenir la culture de l’excellence a conduit la Première Dame à
structurer sa réflexion autour de la création du Prix de l’Excellence scolaire,
inscrit dans un programme ambitieux à horizon de dix ans. Celui-ci prévoit, sur
les cinq prochaines années, l’octroi de 100 bourses d’études universitaires
locales et de 1 000 bourses d’études universitaires internationales, destinées
à former une nouvelle génération de cadres compétents et engagés.
Mais
cette vision dépasse le seul cadre académique. Dans un contexte marqué par la
récurrence des crises sanitaires et les défis structurels du système de santé
congolais, la Première Dame plaide pour une anticipation stratégique fondée sur
la formation de ressources humaines qualifiées et le développement
d’infrastructures modernes. Pour garantir un accès équitable à des soins de
qualité, la formation d’un personnel soignant d’excellence apparaît comme une
priorité incontournable. Dans cette perspective, une réflexion est engagée
autour de l’extension du Prix Excellentia aux filières médicales et sanitaires,
afin de promouvoir l’excellence non seulement en milieu scolaire, mais aussi au
cœur des établissements de soins.
Promouvoir
l’excellence à l’école comme à l’hôpital : tel est le défi majeur que s’est
fixé la Première Dame. Une ambition qui s’inscrit dans le temps long et qui
pourrait, à terme, transformer durablement les fondements du système éducatif
et sanitaire congolais.
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