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L’ACADEMIE CONGOLAISE DES SCIENCES (ACCOS) : LE SAVOIR AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT DURABLE EN RDC

Creator : MANAGERS Vues : 107 vues Created : 2 mois
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L’ACADEMIE CONGOLAISE DES SCIENCES (ACCOS) : LE SAVOIR AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT DURABLE EN RDC

Dans un pays où les défis sanitaires s’entrecroisent avec les ambitions de développement, la création de l’Académie Congolaise des Sciences (ACCOS), en mars 2021, marque une étape historique. Inspirée des grandes académies nationales du monde, cette institution se veut la voix de la science congolaise, un pont entre la recherche et la décision politique, et un levier de souveraineté scientifique pour la République Démocratique du Congo. « L’Afrique doit cesser d’être un terrain d’expérimentation et devenir un acteur majeur de la connaissance », déclarait le Professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum lors du lancement de l’ACCOS.

 

Une mission au cœur du développement national

Placée sous la Haute Protection du Président de la République, l’ACCOS a pour mission de promouvoir la science, la technologie, les arts et les lettres, et de valoriser durablement les ressources humaines et naturelles du pays. Elle agit comme un organe consultatif auprès du gouvernement, en formulant des avis scientifiques indépendants sur des questions clés telles que la santé, l’environnement, l’éducation ou l’innovation technologique.

L’Académie s’organise autour de quatre divisions majeures :


Chaque section réunit des académiciens émérites – professeurs, chercheurs et experts – engagés à produire des connaissances au service de la nation.

Science et santé : un engagement concret

La santé publique constitue une priorité pour l’ACCOS. En partenariat avec l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), les universités publiques et plusieurs centres hospitaliers universitaires, elle œuvre à la veille scientifique, à la formation continue des chercheurs et à la promotion de l’innovation locale. Durant la pandémie de COVID-19, plusieurs de ses membres ont joué un rôle clé au sein du Comité Multisectoriel de Riposte, apportant une expertise nationale reconnue.

Des défis structurels à relever

Malgré ses avancées, l’ACCOS fait face à trois défis majeurs : un cadre légal encore en consolidation, limitant son autonomie institutionnelle ; un financement insuffisant, la recherche représentant moins de 0,2 % du PIB national ; un manque de visibilité, les résultats scientifiques locaux étant encore trop peu valorisés auprès des décideurs et du public. L’Académie ambitionne ainsi de rendre la science congolaise plus lisible, utile et accessible. « Nous voulons bâtir une science au service du développement humain », affirme un membre du bureau académique.

Une ouverture internationale

Membre du Conseil International des Sciences (ISC), l’ACCOS renforce la coopération scientifique africaine à travers des partenariats avec les académies du Sénégal, du Ghana, du Maroc et de l’Afrique du Sud. Cette dynamique contribue à l’émergence d’une diplomatie scientifique congolaise, plaçant la RDC parmi les acteurs prometteurs de la recherche en santé publique, biomédecine et technologie durable.

Vers une souveraineté scientifique congolaise

L’Académie Congolaise des Sciences incarne une renaissance intellectuelle et un espoir pour la jeunesse congolaise. En consolidant son cadre institutionnel et en mobilisant les ressources nécessaires, elle pourrait devenir le pilier central de la recherche nationale, où la connaissance éclaire la décision politique et le savoir devient moteur de développement. Dans un monde confronté à des crises sanitaires et environnementales, la RDC - forte de ses chercheurs et de son potentiel - a tout pour devenir une nation de science, et l’ACCOS en sera le cœur battant.


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