CANCER : « COMPRENDRE SA MALADIE POUR MIEUX LA COMBATTRE »
Faire face aux changements
Lorsque vous ou l’un de vos proches recevez un diagnostic de cancer, il est difficile de savoir à quoi vous attendre. Les premiers jours après le diagnostic, vos priorités pourraient être d’en apprendre davantage sur le cancer et de collaborer avec votre équipe de soins afin de décider d’un plan de traitement.
Parler du cancer n’est pas chose facile. On ne sait pas
nécessairement quoi dire. Et il n’est pas évident de prédire la réaction des
autres à l’annonce d’un diagnostic de cancer, des résultats du traitement ou
d’une récidive de la maladie. Vous craignez peut-être de vous mettre à pleurer,
ou vous vous dites que parler de vos émotions est un signe de faiblesse. Vous
pourriez aussi éviter de partager vos états d’âme pour ne pas bouleverser ou
inquiéter vos proches.
Mais il est bon de parler. Cela peut vous aider à mieux comprendre
vos propres émotions et à avoir plus d’emprise sur la situation. Cela peut
également renforcer vos liens avec vos proches et leur donner une idée plus
précise de ce que vous vivez. Et c’est la première chose à faire pour obtenir
du soutien de leur part. Le simple fait que quelqu’un vous écoute peut déjà
vous apporter un certain réconfort. Lorsqu’ils sauront ce que vous traversez,
les gens de votre entourage ne demanderont sans doute qu’à vous épauler de
toutes les façons possibles.
Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise manière de parler du cancer.
Selon le lien que vous avez avec chaque personne de votre entourage, vous
pourrez décider à qui vous en parlerez et ce que vous direz.
Préparez le terrain. Décidez
à qui vous voulez annoncer votre diagnostic, et comment, c’est-à-dire en
personne ou au téléphone. Pensez à ce que vous voulez dire et aux détails que
vous souhaitez partager ou non. Essayez de prévoir les questions qui vous
seront posées et préparez quelques réponses simples. Vous n’avez pas à répondre
à tout ; il vous appartient de décider ce que vous préférez garder pour vous.
Comment les gens peuvent réagir
Vous allez probablement constater que votre cancer déclenche tout
un éventail de réactions de la part de votre entourage. Certaines personnes
seront ouvertes et sauront exactement quoi vous dire et comment vous soutenir.
D’autres pourraient avoir des réactions surprenantes ou déconcertantes, ou être
si bouleversées que c’est vous qui finirez par les réconforter.
TOUT SAVOIR SUR LE CANCER
Le cancer est aujourd’hui l’un des plus
grands défis de santé publique dans le monde et en Afrique centrale. Cette
maladie n’est pas unique : elle regroupe en réalité plusieurs types de
pathologies, chacun ayant ses propres causes, ses symptômes et ses traitements.
Dans la région, trois cancers se
distinguent particulièrement par leur fréquence et leur impact :
- Le cancer du col de
l’utérus, lié au papillomavirus humain (HPV), demeure la première cause de
mortalité par cancer chez les femmes faute de dépistage précoce.
- Le cancer du sein, le plus répandu
chez la femme, peut être guéri dans la majorité des cas s’il est détecté
tôt, mais reste encore trop souvent diagnostiqué tardivement.
- Le cancer de la
prostate, première menace chez les hommes, évolue souvent de façon
silencieuse avant d’entraîner des complications graves.
Mais les trois premiers cancers évoqués ne
sont pas les seuls à susciter des inquiétudes. D’autres formes, tout aussi
redoutables, méritent une attention particulière tant elles affectent des
milliers de vies : le cancer de l’ovaire, de l’endomètre, de la peau, de
l’estomac, les cancers du cerveau, le cancer colorectal, les cancers des
poumons, les leucémies ou encore le cancer des os. À travers cette série, nous
vous proposons de mieux comprendre ces maladies : leurs facteurs de risque,
leurs symptômes, les méthodes de dépistage existantes ainsi que les options de
traitement disponibles, avec un focus particulier sur les réalités et les défis
propres à l’Afrique centrale.
TOUT SAVOIR SUR LE CANCER DU SEIN EN AFRIQUE CENTRALE
Premier cancer féminin dans le monde, le cancer du sein frappe durement l’Afrique centrale, où il est souvent diagnostiqué trop tard. Pourtant, détecté précocement, il peut être guéri dans 99 % des cas. Entre facteurs de risque, symptômes à surveiller et avancées thérapeutiques, voici l’essentiel pour mieux comprendre cette maladie et agir.
Un cancer en pleine progression
Le cancer du sein demeure aujourd’hui le plus fréquent chez la
femme et représente la première cause de décès par cancer. En France, il a
provoqué environ 12 600 décès en 2021, un chiffre qui illustre l’ampleur de la
maladie malgré les avancées thérapeutiques.
Si l’on sait que 1 % des hommes dans le monde développent également un cancer
du sein, les femmes restent les plus touchées : une femme sur huit en sera
atteinte au cours de sa vie.
Une situation plus préoccupante en Afrique centrale
En Afrique centrale, la réalité est encore plus alarmante. Les
données statistiques sont difficiles à collecter avec précision, mais les
spécialistes s’accordent : la maladie progresse rapidement. Les principales
causes identifiées sont : le retard de dépistage, lié à l’absence de programmes
systématiques et à la méconnaissance des signes précoces, le manque de
structures spécialisées et de personnel formé, le coût élevé des examens et des
traitements, souvent inaccessibles pour une large partie de la population.
Dans plusieurs pays de la sous-région, plus de 70 % des cas sont
diagnostiqués à un stade avancé, lorsque les options thérapeutiques sont
limitées et les chances de survie fortement réduites.
Quels sont les facteurs de risque ?
Le cancer du sein est une maladie multifactorielle, qui combine
facteurs génétiques et environnementaux.
Les principaux facteurs
- L’âge : le risque augmente après
50 ans.
- La génétique : environ 5 à 10 %
des cas sont liés à une mutation héréditaire, notamment des gènes BRCA1 et
BRCA2.
- Les antécédents familiaux :
lorsqu’un proche a déjà été atteint.
- Les antécédents personnels :
certaines lésions bénignes ou une exposition aux radiations augmentent
aussi le risque.
Les facteurs secondaires
Certains comportements ou situations accroissent également le
risque : puberté précoce et ménopause tardive, absence de grossesse ou
grossesse tardive, absence d’allaitement (très courant dans les grandes villes
d’Afrique centrale), consommation d’alcool, tabac, sédentarité, surcharge
pondérale, problème croissant dans les capitales comme Kinshasa, Douala ou
Brazzaville.
Les symptômes à ne pas négliger
Dans la majorité des cas, la maladie est repérée par des signes
locaux : apparition d’une boule dans le sein ou à l’aisselle, déformation ou
asymétrie visible ou encore une peau qui prend un aspect de "peau
d’orange" et des douleurs, rougeurs, écoulements anormaux du mamelon.
En Afrique centrale, beaucoup de patientes consultent trop tard,
parfois après avoir tenté des solutions traditionnelles. Pourtant, plus le
diagnostic est posé tôt, meilleures sont les chances de guérison.
Comment se fait le diagnostic ?
Dans les pays du Nord, les femmes de 50 à 74 ans bénéficient d’un
dépistage gratuit par mammographie tous les deux ans. En Afrique centrale, ce
programme reste limité, mais certaines grandes villes (Kinshasa, Libreville,
Yaoundé) commencent à mettre en place des campagnes ponctuelles.
Les méthodes utilisées
- Palpation : à l’hôpital, mais
aussi en autopalpation, un geste simple que toute femme devrait pratiquer
régulièrement.
- Mammographie : examen clé, encore
trop peu disponible hors des capitales.
- Échographie : utile pour
compléter la mammographie, surtout chez les femmes jeunes aux seins
denses.
- IRM : réservée à quelques centres
spécialisés.
- Prélèvements biologiques :
cytoponction ou biopsie, qui permettent de confirmer le diagnostic et
d’analyser les caractéristiques de la tumeur.
Quels sont les traitements ?
Le traitement dépend du stade de la maladie et du type de tumeur.
En Afrique centrale, les options existent, mais leur accessibilité varie selon
le pays et le niveau économique des patientes.
ü La chirurgie
C’est le traitement le plus courant : tumorectomie (ablation
partielle) ou mastectomie totale. Dans certains hôpitaux universitaires (comme
les Cliniques universitaires de Kinshasa ou le CHU de Brazzaville), une
reconstruction mammaire peut être proposée, mais elle reste encore rare.
ü La chimiothérapie
Disponible dans plusieurs capitales, elle est administrée en
post-opératoire pour réduire le risque de métastases. Elle peut aussi être
utilisée avant l’opération pour diminuer la taille de la tumeur.
ü La radiothérapie
Essentielle dans la prise en charge, elle reste un grand défi en
Afrique centrale. Peu de pays disposent d’appareils opérationnels, ce qui
oblige parfois les patientes à voyager à l’étranger (Maroc, Afrique du Sud,
Tunisie).
ü L’hormonothérapie
Utilisée pour les cancers hormonodépendants, elle bloque l’effet
des hormones sur la croissance tumorale.
ü Les thérapies ciblées
Ces traitements modernes (comme le trastuzumab pour les cancers
HER2 positifs) sont efficaces, mais leur coût élevé les rend difficilement
accessibles dans la région.
Un combat collectif à mener
Le cancer du sein en Afrique centrale n’est pas seulement une
question médicale, mais aussi un enjeu de santé publique. Entre tabous
culturels, faible accès au dépistage et coût élevé des soins, les défis restent
immenses. Cependant, les campagnes de sensibilisation se multiplient, notamment
à travers Octobre Rose, qui gagne en visibilité chaque année dans la région. Un
message fort s’impose : le dépistage sauve des vies. Plus il est précoce, plus
les chances de guérison sont élevées. En Afrique centrale comme ailleurs,
chaque femme doit être actrice de sa santé.
CANCER DU COL DE L’UTERUS : COMPRENDRE, DEPISTER, AGIR
Le cancer du col de l’utérus reste l’un des cancers les plus redoutés chez la femme. Pourtant, son évolution lente et l’efficacité du dépistage en font une maladie évitable et mieux contrôlable qu’on ne le pense. Focus sur les causes, les signes d’alerte et les solutions médicales disponibles.
Un cancer à évolution lente
Le col de l’utérus est la partie inférieure
de l’utérus, située juste au-dessus du vagin. Lorsque des cellules anormales
s’y développent, elles peuvent évoluer progressivement vers un cancer. Cette
lenteur est une opportunité : elle permet au dépistage de détecter les lésions
précancéreuses bien avant qu’elles ne deviennent dangereuses.
Le rôle central du papillomavirus (HPV)
Dans 99 % des cas, le coupable est le
papillomavirus humain (HPV), transmis lors des rapports sexuels. Les souches
HPV 16 et 18 sont les plus redoutées : elles sont responsables à elles seules
de 70 % des cancers du col.
Bonne nouvelle : la majorité des infections
au HPV disparaissent naturellement, sans laisser de trace. Mais si le virus
persiste, il peut provoquer des anomalies cellulaires susceptibles d’évoluer,
parfois plusieurs années plus tard, en cancer.
Quand les facteurs de risque s’accumulent
Au-delà du HPV, d’autres éléments
fragilisent le col de l’utérus :
- Le tabac, qui réduit
les défenses immunitaires locales.
- Un système
immunitaire affaibli, notamment en cas d’infection par le VIH.
- Des infections
sexuellement transmissibles répétées.
- Un début de vie
sexuelle précoce ou un grand nombre de partenaires.
- L’usage prolongé de
contraceptifs oraux.
Quels sont les symptômes du cancer du col
de l’utérus ?
À un stade précoce, le cancer du col de
l’utérus ne provoque aucun symptôme. Il est donc généralement découvert
lors d’un examen de dépistage. À un stade plus avancé, certains signes peuvent
apparaître, comme des saignements vaginaux anormaux entre les règles,
après un rapport sexuel ou après la ménopause, des pertes
vaginales inhabituelles, ou encore des douleurs pelviennes ou
pendant les rapports sexuels. Il est important de consulter en cas de symptômes
inexpliqués.
Le dépistage, arme redoutable
Le frottis est l’examen de base : il
consiste à prélever des cellules du col pour les analyser en laboratoire.
- Avant 30 ans : deux
frottis à un an d’intervalle, puis un contrôle tous les 3 ans si tout est
normal.
- À partir de 30 ans :
le frottis est complété par un test HPV-HR, plus précis, à réaliser tous
les 5 ans.
En cas d’anomalies, le médecin pratique une
colposcopie (un examen médical de gynécologie qui permet d’observer de près le
col de l’utérus, le vagin et parfois la vulve, grâce à un instrument appelé
colposcope (une sorte de loupe binoculaire munie d’une source lumineuse, NDLR),
puis éventuellement une biopsie (examen médical qui consiste à prélever un
petit fragment de tissu dans le but de l’analyser au microscope. En
gynécologie, la biopsie du col de l’utérus est souvent réalisée après un
frottis ou une colposcopie suspecte, NDLR). Si une lésion suspecte est
confirmée, une conisation (exérèse de la zone malade) peut être réalisée. Des
examens d’imagerie complètent ensuite le diagnostic pour vérifier si la maladie
s’est propagée.
Les traitements disponibles
Le choix du traitement dépend du stade de
la maladie et de l’état général de la patiente.
- La chirurgie
partielle (ablation de la lésion ou d’une partie du col).
- La chirurgie radicale
(hystérectomie totale dans certains cas).
- La radiothérapie
externe ou la curiethérapie (rayons appliqués à l’intérieur de l’utérus).
- La chimiothérapie en
complément pour limiter les récidives.
- L’immunothérapie, qui
mobilise le système immunitaire, représente une piste prometteuse pour les
formes avancées.
Pour tout dire, le cancer du col de
l’utérus se prévient. La vaccination contre le HPV, recommandée dès
l’adolescence, associée au dépistage régulier, constitue aujourd’hui le
meilleur rempart contre ce cancer.
LE CANCER DE LA PROSTATE : LE PLUS FREQUENT CHEZ L’HOMME
Un cancer qui se développe au niveau de la prostate
La prostate est une petite glande située
sous la vessie et devant le rectum. Son rôle principal est de produire le
liquide séminal, composant essentiel du sperme. Contrairement aux testicules,
elle ne sécrète pas d’hormones sexuelles : ce sont les testicules qui
produisent la testostérone et fabriquent les spermatozoïdes. Entourée d’une
enveloppe protectrice appelée « capsule prostatique », la glande est
normalement isolée des tissus voisins. Mais lorsque des cellules de la prostate
deviennent anormales et se multiplient, elles peuvent donner naissance à une
tumeur maligne. Dans près de 9 cas sur 10, il s’agit d’un adénocarcinome,
c’est-à-dire un cancer issu des cellules épithéliales de la glande.
Quels sont les symptômes du cancer de la
prostate ?
Au début, la maladie reste souvent
silencieuse. Les signes apparaissent lorsque la tumeur grossit et comprime
l’urètre, le canal par lequel s’écoule l’urine depuis la vessie. Parmi les
symptômes les plus fréquents :
- Troubles
urinaires : besoin fréquent d’uriner, surtout la nuit (pollakiurie), jet
urinaire faible, difficulté à vider complètement la vessie, voire fuites
urinaires ou infections répétées.
- Présence
de sang : traces de sang dans les urines (hématurie) ou dans le sperme
(hémospermie).
- Troubles
sexuels : difficultés d’érection, douleurs lors de l’éjaculation.
Ces manifestations doivent amener à
consulter rapidement un médecin pour envisager un dépistage.
Les principaux facteurs de risque
- L’âge
: c’est le facteur numéro un. Rare avant 50 ans, le cancer de la prostate
devient plus fréquent avec l’avancée en âge, avec un pic d’incidence
autour de 70 ans.
- Les
antécédents familiaux et la génétique : la majorité des cas sont dits
sporadiques (non héréditaires). Toutefois, environ 1 cancer sur 4 aurait
une composante familiale ou génétique. Le risque est plus élevé lorsqu’un
père, un frère ou un oncle a déjà été atteint.
LE CANCER DU COLON
Le cancer du côlon (cancer colorectal),
signifie que des cellules du côlon ou du rectum se multiplient pour former une
tumeur cancéreuse. Il est donc indispensable se faire dépister entre 50
et 74 ans. Avec un traitement adapté, les chances de survie à 5 ans sont de
60%.
Qu’est-ce que le cancer du côlon ?
Pour bien définir le cancer colorectal –
contraction des mots "côlon" et "rectum" –, il est
nécessaire de se pencher sur l’anatomie du corps humain :
- Le côlon constitue
ce que l’on appelle, dans le langage courant, le gros intestin,
c’est-à-dire la dernière partie du système digestif. Environ 4 cancers
colorectaux sur 10 affectent la paroi interne du côlon.
- Le rectum est
la zone du corps humain qui fait la jonction entre l’anus et le côlon.
Environ 6 cancers colorectaux sur 10 touchent le rectum.
Lorsqu’un cancer colorectal apparaît, cela
signifie que des cellules du côlon ou du rectum se multiplient et prolifèrent
anormalement et s’agglomèrent pour former une tumeur cancéreuse.
Dans la plupart des cas (6 à 8 sur 10), le
cancer colorectal commence par une tumeur bénigne, nommée un
"polype". Au bout de 5 à 10 ans, selon les individus et leur
exposition aux facteurs de risque, le ou les polypes se transforment en tumeurs
malignes. C’est pourquoi il est essentiel de se soumettre aux tests de
dépistage du cancer colorectal régulièrement.
Le cancer du rectum ou du côlon peut se
"métastaser", c’est-à-dire que les cellules cancéreuses peuvent
migrer dans d’autres zones de l’organisme, grâce à la circulation sanguine
et/ou lymphatique. Le cancer colorectal provoque alors des tumeurs cancéreuses
dans le foie et les poumons. Découverts et éliminés à un stade précoce, les
polypes ne se transforment pas en tumeur cancéreuse.
Quels sont les stades du cancer du
côlon ?
Les médecins ont établi cinq stades pour le
cancer colorectal, allant de 0 à 4. Plus le chiffre est bas, moins le
cancer est étendu. Ainsi, pour un cancer du côlon au stade 1, les symptômes
sont moins visibles et handicapants que pour un cancer colorectal au stade 4.
Voici les différents stades du cancer du
côlon définis par ordre croissant :
- Stade 0 : qui
affecte uniquement la muqueuse.
- Stade 1
: la tumeur s'est étendue au-delà de la paroi interne, tout en
restant à l'intérieur du côlon ou du rectum, et ne s'est pas propagée dans
les tissus proches.
- Stade 2 : la
tumeur s’est propagée au-delà de la paroi, affectant les organes proches,
sans toutefois atteindre les ganglions lymphatiques.
- Stade 3 : les
cellules cancéreuses ont atteint un ou plusieurs ganglions lymphatiques
situés à proximité du côlon ou du rectum. Stade 4: qualifié de cancer
“métastasé”, ce qui signifie que la tumeur s’est propagée vers d’autres
organes, notamment le foie, les poumons ou les ovaires.
Quels sont les premiers symptômes d’un
cancer du côlon ?
Le cancer du côlon se manifeste par les
symptômes suivants, progressifs en fonction des stades d’évolution de la
maladie.
L’apparition de douleurs abdominales ;
- La présence de sang
dans les selles, visible par la couleur noire des selles ;
- La survenue soudaine
d’une constipation ou une constipation qui s’aggrave ;
- Une diarrhée qui se
prolonge malgré les traitements ;
- L’alternance de
périodes de constipation et de diarrhée ;
- Un besoin permanent
d’aller à la selle ;
- La présence d’une
masse au niveau de l’abdomen ;
- La dégradation de
l’état de santé général, caractérisée par la perte de poids et d’appétit ;
- Une diminution de la
prise alimentaire, et de la fatigue ;
- Une anémie
inexpliquée.
Quels sont les causes et facteurs de risque
d’une tumeur du côlon ?
Les chercheurs n’ont pas encore réussi à
déterminer quelles étaient les causes expliquant l’apparition d’un cancer
colorectal. Toutefois, des facteurs de risque de cancer colorectal ont été
clairement identifiés :
- L’âge : la Ligue
contre le cancer indique ainsi que 95 % des cas de cancers
colorectaux apparaissent chez des personnes de plus de 50 ans.
- Les antécédents
médicaux : le fait de souffrir de maladies inflammatoires chroniques,
comme la maladie de Crohn, augmente le risque. Les antécédents familiaux
ou personnels : le risque est plus élevé en présence d’une polypose
adénomateuse familiale ou du syndrome de Lynch, des maladies génétiques.
- Le mode de vie :
la sédentarité et le manque d'activité physique, une alimentation pauvre
en fruits, légumes, fibres, mais riche en viande rouge et en graisses, le
surpoids, la consommation d’alcool, le tabagisme favorisent l’apparition
d’un cancer colorectal – l’OMS a récemment pointé une corrélation entre
viande rouge et cancer colorectal.
Comment
prévenir l’apparition d’un cancer du côlon ou colorectal ?
Compte tenu des facteurs de risque du
cancer colorectal exposés ci-dessus, les deux meilleurs moyens de prévenir
cette maladie sont d’adopter une bonne hygiène de vie (consommation
d’alcool modérée et arrêt du tabac) et une alimentation saine et
équilibrée, et d’effectuer le test de dépistage gratuit à partir de 50
ans.
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