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CANCER : « COMPRENDRE SA MALADIE POUR MIEUX LA COMBATTRE »

Creator : MANAGERS Vues : 217 vues Created : 6 mois, 2 semaines
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Faire face aux changements

Lorsque vous ou l’un de vos proches recevez un diagnostic de cancer, il est difficile de savoir à quoi vous attendre. Les premiers jours après le diagnostic, vos priorités pourraient être d’en apprendre davantage sur le cancer et de collaborer avec votre équipe de soins afin de décider d’un plan de traitement.


Parler du cancer n’est pas chose facile. On ne sait pas nécessairement quoi dire. Et il n’est pas évident de prédire la réaction des autres à l’annonce d’un diagnostic de cancer, des résultats du traitement ou d’une récidive de la maladie. Vous craignez peut-être de vous mettre à pleurer, ou vous vous dites que parler de vos émotions est un signe de faiblesse. Vous pourriez aussi éviter de partager vos états d’âme pour ne pas bouleverser ou inquiéter vos proches.

Mais il est bon de parler. Cela peut vous aider à mieux comprendre vos propres émotions et à avoir plus d’emprise sur la situation. Cela peut également renforcer vos liens avec vos proches et leur donner une idée plus précise de ce que vous vivez. Et c’est la première chose à faire pour obtenir du soutien de leur part. Le simple fait que quelqu’un vous écoute peut déjà vous apporter un certain réconfort. Lorsqu’ils sauront ce que vous traversez, les gens de votre entourage ne demanderont sans doute qu’à vous épauler de toutes les façons possibles.

Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise manière de parler du cancer. Selon le lien que vous avez avec chaque personne de votre entourage, vous pourrez décider à qui vous en parlerez et ce que vous direz.

Préparez le terrain. Décidez à qui vous voulez annoncer votre diagnostic, et comment, c’est-à-dire en personne ou au téléphone. Pensez à ce que vous voulez dire et aux détails que vous souhaitez partager ou non. Essayez de prévoir les questions qui vous seront posées et préparez quelques réponses simples. Vous n’avez pas à répondre à tout ; il vous appartient de décider ce que vous préférez garder pour vous.

Comment les gens peuvent réagir

Vous allez probablement constater que votre cancer déclenche tout un éventail de réactions de la part de votre entourage. Certaines personnes seront ouvertes et sauront exactement quoi vous dire et comment vous soutenir. D’autres pourraient avoir des réactions surprenantes ou déconcertantes, ou être si bouleversées que c’est vous qui finirez par les réconforter.

 TOUT SAVOIR SUR LE CANCER

Le cancer est aujourd’hui l’un des plus grands défis de santé publique dans le monde et en Afrique centrale. Cette maladie n’est pas unique : elle regroupe en réalité plusieurs types de pathologies, chacun ayant ses propres causes, ses symptômes et ses traitements.

Dans la région, trois cancers se distinguent particulièrement par leur fréquence et leur impact :

Mais les trois premiers cancers évoqués ne sont pas les seuls à susciter des inquiétudes. D’autres formes, tout aussi redoutables, méritent une attention particulière tant elles affectent des milliers de vies : le cancer de l’ovaire, de l’endomètre, de la peau, de l’estomac, les cancers du cerveau, le cancer colorectal, les cancers des poumons, les leucémies ou encore le cancer des os. À travers cette série, nous vous proposons de mieux comprendre ces maladies : leurs facteurs de risque, leurs symptômes, les méthodes de dépistage existantes ainsi que les options de traitement disponibles, avec un focus particulier sur les réalités et les défis propres à l’Afrique centrale.

 TOUT SAVOIR SUR LE CANCER DU SEIN EN AFRIQUE CENTRALE

Premier cancer féminin dans le monde, le cancer du sein frappe durement l’Afrique centrale, où il est souvent diagnostiqué trop tard. Pourtant, détecté précocement, il peut être guéri dans 99 % des cas. Entre facteurs de risque, symptômes à surveiller et avancées thérapeutiques, voici l’essentiel pour mieux comprendre cette maladie et agir.

Un cancer en pleine progression

Le cancer du sein demeure aujourd’hui le plus fréquent chez la femme et représente la première cause de décès par cancer. En France, il a provoqué environ 12 600 décès en 2021, un chiffre qui illustre l’ampleur de la maladie malgré les avancées thérapeutiques.
Si l’on sait que 1 % des hommes dans le monde développent également un cancer du sein, les femmes restent les plus touchées : une femme sur huit en sera atteinte au cours de sa vie.

Une situation plus préoccupante en Afrique centrale

En Afrique centrale, la réalité est encore plus alarmante. Les données statistiques sont difficiles à collecter avec précision, mais les spécialistes s’accordent : la maladie progresse rapidement. Les principales causes identifiées sont : le retard de dépistage, lié à l’absence de programmes systématiques et à la méconnaissance des signes précoces, le manque de structures spécialisées et de personnel formé, le coût élevé des examens et des traitements, souvent inaccessibles pour une large partie de la population.

Dans plusieurs pays de la sous-région, plus de 70 % des cas sont diagnostiqués à un stade avancé, lorsque les options thérapeutiques sont limitées et les chances de survie fortement réduites.

Quels sont les facteurs de risque ?

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle, qui combine facteurs génétiques et environnementaux.

Les principaux facteurs

Les facteurs secondaires

Certains comportements ou situations accroissent également le risque : puberté précoce et ménopause tardive, absence de grossesse ou grossesse tardive, absence d’allaitement (très courant dans les grandes villes d’Afrique centrale), consommation d’alcool, tabac, sédentarité, surcharge pondérale, problème croissant dans les capitales comme Kinshasa, Douala ou Brazzaville.

Les symptômes à ne pas négliger

Dans la majorité des cas, la maladie est repérée par des signes locaux : apparition d’une boule dans le sein ou à l’aisselle, déformation ou asymétrie visible ou encore une peau qui prend un aspect de "peau d’orange" et des douleurs, rougeurs, écoulements anormaux du mamelon.

En Afrique centrale, beaucoup de patientes consultent trop tard, parfois après avoir tenté des solutions traditionnelles. Pourtant, plus le diagnostic est posé tôt, meilleures sont les chances de guérison.

Comment se fait le diagnostic ?

Dans les pays du Nord, les femmes de 50 à 74 ans bénéficient d’un dépistage gratuit par mammographie tous les deux ans. En Afrique centrale, ce programme reste limité, mais certaines grandes villes (Kinshasa, Libreville, Yaoundé) commencent à mettre en place des campagnes ponctuelles.

Les méthodes utilisées

Quels sont les traitements ?

Le traitement dépend du stade de la maladie et du type de tumeur. En Afrique centrale, les options existent, mais leur accessibilité varie selon le pays et le niveau économique des patientes.

ü  La chirurgie

C’est le traitement le plus courant : tumorectomie (ablation partielle) ou mastectomie totale. Dans certains hôpitaux universitaires (comme les Cliniques universitaires de Kinshasa ou le CHU de Brazzaville), une reconstruction mammaire peut être proposée, mais elle reste encore rare.

ü  La chimiothérapie

Disponible dans plusieurs capitales, elle est administrée en post-opératoire pour réduire le risque de métastases. Elle peut aussi être utilisée avant l’opération pour diminuer la taille de la tumeur.

ü  La radiothérapie

Essentielle dans la prise en charge, elle reste un grand défi en Afrique centrale. Peu de pays disposent d’appareils opérationnels, ce qui oblige parfois les patientes à voyager à l’étranger (Maroc, Afrique du Sud, Tunisie).

ü  L’hormonothérapie

Utilisée pour les cancers hormonodépendants, elle bloque l’effet des hormones sur la croissance tumorale.

ü  Les thérapies ciblées

Ces traitements modernes (comme le trastuzumab pour les cancers HER2 positifs) sont efficaces, mais leur coût élevé les rend difficilement accessibles dans la région.

Un combat collectif à mener

Le cancer du sein en Afrique centrale n’est pas seulement une question médicale, mais aussi un enjeu de santé publique. Entre tabous culturels, faible accès au dépistage et coût élevé des soins, les défis restent immenses. Cependant, les campagnes de sensibilisation se multiplient, notamment à travers Octobre Rose, qui gagne en visibilité chaque année dans la région. Un message fort s’impose : le dépistage sauve des vies. Plus il est précoce, plus les chances de guérison sont élevées. En Afrique centrale comme ailleurs, chaque femme doit être actrice de sa santé.

 CANCER DU COL DE L’UTERUS : COMPRENDRE, DEPISTER, AGIR

Le cancer du col de l’utérus reste l’un des cancers les plus redoutés chez la femme. Pourtant, son évolution lente et l’efficacité du dépistage en font une maladie évitable et mieux contrôlable qu’on ne le pense. Focus sur les causes, les signes d’alerte et les solutions médicales disponibles.

Un cancer à évolution lente

Le col de l’utérus est la partie inférieure de l’utérus, située juste au-dessus du vagin. Lorsque des cellules anormales s’y développent, elles peuvent évoluer progressivement vers un cancer. Cette lenteur est une opportunité : elle permet au dépistage de détecter les lésions précancéreuses bien avant qu’elles ne deviennent dangereuses.

Le rôle central du papillomavirus (HPV)

Dans 99 % des cas, le coupable est le papillomavirus humain (HPV), transmis lors des rapports sexuels. Les souches HPV 16 et 18 sont les plus redoutées : elles sont responsables à elles seules de 70 % des cancers du col.

Bonne nouvelle : la majorité des infections au HPV disparaissent naturellement, sans laisser de trace. Mais si le virus persiste, il peut provoquer des anomalies cellulaires susceptibles d’évoluer, parfois plusieurs années plus tard, en cancer.

Quand les facteurs de risque s’accumulent

Au-delà du HPV, d’autres éléments fragilisent le col de l’utérus :

Quels sont les symptômes du cancer du col de l’utérus ?

À un stade précoce, le cancer du col de l’utérus ne provoque aucun symptôme. Il est donc généralement découvert lors d’un examen de dépistage. À un stade plus avancé, certains signes peuvent apparaître, comme des saignements vaginaux anormaux entre les règles, après un rapport sexuel ou après la ménopause, des pertes vaginales inhabituelles, ou encore des douleurs pelviennes ou pendant les rapports sexuels. Il est important de consulter en cas de symptômes inexpliqués.

Le dépistage, arme redoutable

Le frottis est l’examen de base : il consiste à prélever des cellules du col pour les analyser en laboratoire.

En cas d’anomalies, le médecin pratique une colposcopie (un examen médical de gynécologie qui permet d’observer de près le col de l’utérus, le vagin et parfois la vulve, grâce à un instrument appelé colposcope (une sorte de loupe binoculaire munie d’une source lumineuse, NDLR), puis éventuellement une biopsie (examen médical qui consiste à prélever un petit fragment de tissu dans le but de l’analyser au microscope. En gynécologie, la biopsie du col de l’utérus est souvent réalisée après un frottis ou une colposcopie suspecte, NDLR). Si une lésion suspecte est confirmée, une conisation (exérèse de la zone malade) peut être réalisée. Des examens d’imagerie complètent ensuite le diagnostic pour vérifier si la maladie s’est propagée.

Les traitements disponibles

Le choix du traitement dépend du stade de la maladie et de l’état général de la patiente.

Pour tout dire, le cancer du col de l’utérus se prévient. La vaccination contre le HPV, recommandée dès l’adolescence, associée au dépistage régulier, constitue aujourd’hui le meilleur rempart contre ce cancer.

 LE CANCER DE LA PROSTATE : LE PLUS FREQUENT CHEZ L’HOMME

 Un cancer qui se développe au niveau de la prostate

La prostate est une petite glande située sous la vessie et devant le rectum. Son rôle principal est de produire le liquide séminal, composant essentiel du sperme. Contrairement aux testicules, elle ne sécrète pas d’hormones sexuelles : ce sont les testicules qui produisent la testostérone et fabriquent les spermatozoïdes. Entourée d’une enveloppe protectrice appelée « capsule prostatique », la glande est normalement isolée des tissus voisins. Mais lorsque des cellules de la prostate deviennent anormales et se multiplient, elles peuvent donner naissance à une tumeur maligne. Dans près de 9 cas sur 10, il s’agit d’un adénocarcinome, c’est-à-dire un cancer issu des cellules épithéliales de la glande.

Quels sont les symptômes du cancer de la prostate ?

Au début, la maladie reste souvent silencieuse. Les signes apparaissent lorsque la tumeur grossit et comprime l’urètre, le canal par lequel s’écoule l’urine depuis la vessie. Parmi les symptômes les plus fréquents :

Ces manifestations doivent amener à consulter rapidement un médecin pour envisager un dépistage.

Les principaux facteurs de risque

 LE CANCER DU COLON

Le cancer du côlon (cancer colorectal), signifie que des cellules du côlon ou du rectum se multiplient pour former une tumeur cancéreuse.  Il est donc indispensable se faire dépister entre 50 et 74 ans. Avec un traitement adapté, les chances de survie à 5 ans sont de 60%.

Qu’est-ce que le cancer du côlon ?

Pour bien définir le cancer colorectal – contraction des mots "côlon" et "rectum" –, il est nécessaire de se pencher sur l’anatomie du corps humain :

Lorsqu’un cancer colorectal apparaît, cela signifie que des cellules du côlon ou du rectum se multiplient et prolifèrent anormalement et s’agglomèrent pour former une tumeur cancéreuse.

Dans la plupart des cas (6 à 8 sur 10), le cancer colorectal commence par une tumeur bénigne, nommée un "polype". Au bout de 5 à 10 ans, selon les individus et leur exposition aux facteurs de risque, le ou les polypes se transforment en tumeurs malignes. C’est pourquoi il est essentiel de se soumettre aux tests de dépistage du cancer colorectal régulièrement.

Le cancer du rectum ou du côlon peut se "métastaser", c’est-à-dire que les cellules cancéreuses peuvent migrer dans d’autres zones de l’organisme, grâce à la circulation sanguine et/ou lymphatique. Le cancer colorectal provoque alors des tumeurs cancéreuses dans le foie et les poumons. Découverts et éliminés à un stade précoce, les polypes ne se transforment pas en tumeur cancéreuse.

Quels sont les stades du cancer du côlon ?

Les médecins ont établi cinq stades pour le cancer colorectal, allant de 0 à 4. Plus le chiffre est bas, moins le cancer est étendu. Ainsi, pour un cancer du côlon au stade 1, les symptômes sont moins visibles et handicapants que pour un cancer colorectal au stade 4.

Voici les différents stades du cancer du côlon définis par ordre croissant :

Quels sont les premiers symptômes d’un cancer du côlon ?

Le cancer du côlon se manifeste par les symptômes suivants, progressifs en fonction des stades d’évolution de la maladie. 

L’apparition de douleurs abdominales ;

Quels sont les causes et facteurs de risque d’une tumeur du côlon ?

Les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer quelles étaient les causes expliquant l’apparition d’un cancer colorectal. Toutefois, des facteurs de risque de cancer colorectal ont été clairement identifiés :

Comment prévenir l’apparition d’un cancer du côlon ou colorectal ?

Compte tenu des facteurs de risque du cancer colorectal exposés ci-dessus, les deux meilleurs moyens de prévenir cette maladie sont d’adopter une bonne hygiène de vie (consommation d’alcool modérée et arrêt du tabac) et une alimentation saine et équilibrée, et d’effectuer le test de dépistage gratuit à partir de 50 ans.

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